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Distribution :

chorégraphe
Patrick SERVIUS

assistante à la chorégraphie
Patricia GUANNEL

création lumière
Erwan COLLET

musique
Nasser SOLTANI

costumes
Cie Le rêve de la soie

graffeur
Fabien CHAIX

textes rapés
Alain THARSIS (AFROO) chanteur
Steven LELLIS (JAMAL)

danseurs
Cédric CARBONARO
Nabil HEMAÎZIA
Lydia CARILLO
Thierry CASCADE
Miguel NOSIBOR
Fabienne NOSIBOR
Gé YANG

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La rage d’être
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La rage d’être

Extrait vidéo | Dossier de presse
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La rage d’être
Fidèles à l’origine de nos inspirations. Tendus vers l’avenir.
Un présent en mouvement, accélération permanente.
Nos vies à haut débit d’émotions.
Nos cœurs, nos âmes à fleur de peau d’un corps qui se consume
Dans l’accélération du temps.
Improbable image de soi.
Où est la racine de nos existences ?
Nos étiquettes ne suffisent plus à panser nos éthiques trouées.
  Schizophrénie.
  Schizo Freine Éthique
  Nos Schizo Frénésies
  Vacillo Frénésie De ma poétique, de cette peau éthique trouée ;
Décliner ma rage d’être.
De cet être d’où, l’humain se perd.
Nos codes génétiques propulsés dans la fibre optique.
Nos identités mosaïques livrées à l’accélérateur de particules.
L’homme atomisé, noyé dans ses eaux amniotiques.
Mort-né dans des carcans placentaires.
Conçu par de virtuelles matrices.
Il devra marronner de l’éprouvette.
Réclamer le droit des hommes
À disposer d’un passé, d’un présent et d’un avenir.
À disposer d’un corps et de deux pieds posés sur un sol stable.
À disposer d’une tête et de deux mains pour rêver du réel et construire un monde petit.
Juste à sa taille.

Patrick Servius


La rage d’être prend comme matière chorégraphique le hip hop, sa gestuelle, son univers socio-culturel, son humanité.

Ce spectacle, à l’éclairage de la danse contemporaine, offre une vision poétique de la culture hip hop et du monde dans lequel nous vivons. Avec subtilité et sobriété, Patrick Servius joue des décalages et déjoue les images préconçues, proposant une chorégraphie ouverte qui s’enrichit des différences de chaque univers.

La compagnie Le Rêve de la Soie s’est attachée à rappeler le message de paix contenu dans le mouvement hip hop en même temps que l’appel à la résistance qu’il dispense face à un monde qui tend à atomiser l’humain.

Sur le plateau, 7 danseurs de hip hop, un chanteur de rap, et un musicien. Tantôt en osmose, tantôt en contrepoint les uns des autres, tendus par le paradoxe de leur « révolte pacificatrice », le groupe évolue entre deux graffes monumentaux, seuls éléments scénographiques avec la lumière.

La rage d’être est une création qui s’appuie sur l’expérience d’un projet chorégraphique en mai 2001 au théâtre le Comoedia de la ville d’Aubagne dans le cadre d’une carte blanche donnée à Miguel Nosibor, co-fondateur de la compagnie Le Rêve de la Soie avec Patricia Guannel et Patrick Servius. Patrick Servius a monté ce projet autour de Miguel Nosibor, chorégraphe, danseur de hip hop et formateur, avec les danseurs qu’il a rencontré au cours des différents stages de hip hop qu’il a dirigé. Malgré des conditions précaires de réalisation, ce projet reçut un accueil enthousiaste des spectateurs et fit naître chez les intervenants un irrépressible désir « d’aller plus loin ».

Né à Marseille d’une mère cap-verdienne et d’un père martiniquais, tout le travail du chorégraphe et danseur contemporain Patrick Servius pose la question de l’identité et de la place de l’individu dans le monde. Cette question trouve toute son acuité dans la culture du hip hop. Incarnée au travers de groupes composés d’individus d’origines ethniques et de confession religieuses multiples, elle est l’expression d’une difficulté à trouver sa place propre dans le système, d’un besoin de se nommer. La notion de performance tellement présente dans le hip hop traduit une fragilité que la compagnie a essayé ici de dévoiler : partir de la révolte, parfois agressive, véhiculée par le hip hop, pour la démystifier et laisser apparaître les aspirations positives qui en sont le moteur. Au-delà de la métaphore poétique, donner à sentir la réalité des quartiers et des individualités. L’individu et le groupe, le groupe et la société dans laquelle il s’inscrit, les jeunes et les autres, les femmes et les hommes, soi et l’image de soi, soi et l’image que nous renvoie l’autre, soi et l’image qu’on nous colle… se tenir en joue, s’observer, se reconnaître, être ensemble.

Ce spectacle chorégraphique s’articule autour d’une triangulaire caractérisant la culture hip hop : la danse urbaine, le rap, le graffe. Les danseurs sont le corps et l’incarnation du message, tout à la fois porteurs du désir de paix et lieux de la rage. Le chanteur est le porteur de la parole du groupe. Le graffeur figure l’empreinte spirituelle du message par 2 graffes en gigantesque toile de fond .

Extrait rapé
On a tous faim
Et envie de percer
Sans se faire bercer dans des couffins.
On a tous plein
De rêves dans la tête, avec des malettes pleines de billets.
Je vais pas nier que l’argent dans le rap fait paniquer
surtout quand il s’agit d’en gagner afin de pouvoir sortir du quartier.
Résultat, on signe sur des majors
Vers qui je tends, le doigt et le majeur
Car trop de gens abusent des rappeurs
Se foutent du rap, méritent des claques
Et qu’on les embarque.

C’est nous qui possédons l’art de la rue.
Je parle de la rue,
m’inspire de la rue.

Le rap on le possède.
Voilà comment je propose qu’on procède,
Pour gagner, tous ensemble il faut qu’on s’aide.
Terminé, plus de terrain on cède.
Le hip hop nous appartient qu’on nous concède
Trop longtemps pour les majors se fut le Club Med.

C’est nous qui possédons l’art
Faut qu’on tienne bon face à tous ces connards.

AFROO


La rage d ‘être est produite par la compagnie Le rêve de la soie
en coproduction avec le théâtre de l’Astronef à Marseille et le théâtre le Coemedia à Aubagne,
avec le soutien du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et de la Ville de Marseille. Dans le cadre de « Drôle’(s) d’Hip hop », La rage d’être a reçu le soutien d’Initiatives d’artistes en danses urbaines – Fondation de France et Parc de la Villette, de l’ADDM 84, des Hivernales d’Avignon et de la MPT Champfleury à Avignon.


 
 
 
 
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